Violences policières : Montpellier en première ligne

La blessure à l’oeil de Jérôme Rodrigues, personnalité charismatique du mouvement des gilets jaunes, qui affirme avoir été atteint par un tir de LBD 40, plus connu sous le nom de flashball, a ému l’opinion publique. Mais chaque samedi, la capitale héraultaise est aussi en proie à de nombreuses violences policières. On compte désormais au moins neuf blessés au visage depuis le 15 décembre. Comme ce jeune militaire récemment touché à la tête alors qu’il n’avait rien avoir avec le mouvement social. Des pavés jetés un peu au hasard en plein centre-ville. Un manifestant à terre roué de coups. Un fusil à pompe a même été utilisé par la brigade de recherche et d’intervention (BRI). Cette situation inédite laisse les victimes avec d’importantes séquelles physiques et psychologiques. Elle interroge aussi sur la pertinence de la stratégie du maintien de l’ordre. Et cela dans une certaine forme d’opacité de la part des autorités compétentes.

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